C’est celui qui le dit qui l’est

Vous vous souvenez, à la récré ? La petite blonde avec les dents écartées et les lunettes, celle qui était perfide et soufflait tour à tour les fausses propositions d’amitié et les vacheries qui vous faisaient piquer les yeux ? Vous vous souvenez ? Quand elle vous balançait des insultes, et, manquant du sens de la repartie sous l’agression, vous répondiez dignement: « C’est celui qui le dit qui l’est ». 

En Inde, en politique, c’est un peu pareil. 

Ça faisait un moment que je souhaitais vous en parler. En fait, depuis mon retour, LE sujet omniprésent au fil des pages de mon journal, dans toutes les conversations des nantis comme des plus pauvres, c’est la corruption. L’Inde est un pays corrompu. Ce n’est pas moi qui le dit, ce sont 1,2 milliards d’Indiens qui le répètent à longueur de journée. « From Womb to Tomb », écrivait récemment un chroniqueur avec humour (de l’Utérus a l’Enterrement). Aussi bien pour obtenir le certificat de naissance que celui de décès, il faut graisser la patte des employés de l’État Civil. Le facteur qui me livre un paquet ? Il me réclame 500 roupies (8 euros) pour me le remettre, sans raison. L’employé des télécoms chargé d’ouvrir ma ligne téléphonique ? 1000 roupies pour ne pas  m’avoir fait attendre 3 mois. Le policier qui nous a surpris en train de faire un demi-tour interdit ? 50 roupies pour oublier tout çà.

C’est un fait de la vie, mais il semblerait que la population en ait assez. Ainsi, dans l’État du Bihar, un des états les plus reculé de l’Inde, jouissant d’une des plus mauvaises réputations comme étant un véritable Far West, où loi du plus fort et violence règnent en maître, Nitish Kumar, le Chief Minister en titre, restaure la foi des citoyens dans le système judiciaire en s’assurant que les criminels soient punis. Car le système judiciaire, lui aussi, est très corrompu. Il y a quelques temps, mon chauffeur devait avoir affaire à la police, suite à un incident dont j’ai oublié les détails mais dont il était clairement la victime. « Madame, l’autre famille a plus d’argent que nous. En Inde, celui à qui la police donne raison, c’est au plus riche. »

Or, ces derniers temps, les scandales éclatent au grand jour. Le plus important de tous, c’est celui de l’attribution des licences téléphoniques 2G, que le Ministre des Télécommunications a bradé à un prix très inférieur à ce qu’il aurait du pratiquer, provoquant un gros manque à gagner pour l’État (39 milliards de dollars). A-t-il agi par bonté d’âme envers le secteur qu’il chapeaute, ignorance, stupidité, cupidité ? L’enquete complexe vient d’aboutir à son arrestation, ainsi qu’àcelle de plusieurs Présidents et Vice-Présidents de grosses sociétés indiennes. Fait suffisamment extraordinaire pour être noté, leurs demandes de mise en liberté provisoire ont été rejetées, afin d’éviter les manipulations de témoins, détournements de preuves et autres incidents douteux (comme le « suicide » le mois dernier de Sadiq Batcha, un des proches collaborateurs du Ministre et homme clé de l’enquête, alors qu’il devait être entendu par la police fédérale indienne dans les jours qui suivaient). Bollywood préparerait déjà le film. 

A Raja, le ministre en question, est du Tamil Nadu, un état célèbre ici pour ses mauvaises pratiques électorales, notamment les achats de vote, à grands renforts de sacs de riz, télévisions couleurs, voir bouteilles d’alcool ou cash. Image de prévisualisation YouTube 

Récemment dans mon journal, un article assez drôle mentionnait comment les dernières élections avaient désorganisé la vie familiale de nombreuses familles de Bombay, dont le personnel de maison tamoul était retourné au village pour bénéficier des largesses des candidats. Une femme de ménage sur le départ, candide, déclarait au journaliste: « La télévision que j’avais reçue aux dernières élections est tombée en panne. J’espère bien en avoir une nouvelle. » Interrogé sur les accusations de corruption pesant sur l’un des principaux candidats, un autre électeur commentait: « Tous ces cadeaux qu’ils nous font, ils ne peuvent pas les financer de leur propre poche. L’argent de la corruption, c’est aussi pour les aider ànous payer tout ca, ils font beaucoup pour le peuple. »

blogelection.bmp 

Dessin Hemant Morparia

Mais dans le Maharashtra, état qui accueille Bombay Magic, rappelons-le, nous ne sommes pas en reste. Ici, la spécialité, ce sont les scandales immobiliers. Pour n’en citer qu’un, le scandale Adarsh. Cet immeuble, situé à Colaba, quartier recherché de Bombay, était àl’origine destiné aux vétérans et veuves de la guerre de Kargil (conflit indo-pakistanais qui prit place en 1999). Dans les faits, la construction de l’immeuble donna lieu à de nombreuses irrégularités, mais surtout, l’attribution des appartements releva plus du trafic d’influence que du mérite militaire. En novembre dernier, le Chief Minister en place, Ashok Chavan, dut démissionner après qu’il fut révélé qu’il avait attribué deux appartements à des membres de sa famille. Il fut remplacé par un autre Chavan, Prithviraj Chavan, réputé pour sa probité.

Mais il n’y a pas que les hommes politiques! Il y a aussi les pilotes d’avion. Voila qu’a été mis à jour un trafic de brevets de pilote, avec gonflement des heures de vol et tutti quanti. Très rassurant, vous en conviendrez. De manière assez savoureuse, un membre haut placé de la direction de la sécurité aérienne vient d’être renvoyé, car il aurait aidé sa propre fille à obtenir un brevet trafiqué …. Personnellement, j’ai souvent trouvé que les atterrissages en Inde étaient un peu brutaux … J’avais jusqu’à présent mis çà sur le compte de l’état des pistes d’atterrissage …. Les choses vont-elles annahazare.jpgchanger ? Anna Hazare, un militant politique ghandien très connu ici, a récemment pris le taureau par les cornes en forçant le gouvernement à l’action. Sa méthode ? La grève de la faim. Entamée le 5 avril à Delhi, très rapidement relayée par les réseaux sociaux Facebook et Twitter dans l’ensemble de l’Inde. Sa revendication ? La formation d’un comité rassemblant société civile et politique pour établir une loi anti-corruption punissant sévèrement, et de manière indépendante, les agissements des politiques corrompus. Face à l’ampleur du mouvement et àsa popularité, le gouvernement cédait dès le 8 avril et Hazare cessait sa grève de la faim le 9 avril. Mais qu’est ce qu’on s’est écharpé dans les chaumières!!! La revendication d’Hazare de l’implication de la société civile dans le processus de rédaction de la loi est révélatrice du profond mépris dans lequel la société dans son ensemble  tient ses hommes politiques (tous pourris!). D’ailleurs, Hazare, en dépit de sa popularité, a toujours refusé de se présenter aux élections car rentrer dans le système, pour lui, c’est risquer sa probité et son intégrité! Le mouvement qu’il a initié a trouvé une résonance particulière auprès des jeunes urbains, ceux qui ne vont jamais voter. Du côté des opposants, ou du moins des sceptiques, il y a ceux qui ont reproché l’aspect non démocratique du processus, la démarche type « couteau à la gorge ». Car la popularité d’Hazare, le père du Right To Information Act (RTI) est telle que le gouvernement ne peut l’ignorer. Alors qu’il ignore d’autres grévistes de la faim depuis des années - si ce n’est pour les placer à l’hôpital et les nourrir de manière forcée -, notamment ceux qui reclament une enquête sur les violence militaires à l’encontre de la société civile. Il y a aussi ceux qui s’inquiètent du contenu d’une loi qui met en place un comité a la fois juge et exécuteur, dont la composition « au mérite » – un seul de ses membres est un élu et donc responsable devant les électeurs – peut donner lieu à des dérives. Enfin, certains craignent un miroir aux alouettes, lorsque la jeunesse semble penser qu’une action coup de force va régler le problème de la corruption et que la démocratie s’exerce depuis facebook plutôt que dans les urnes.Revelations et actions anti-corruption s’accélèrent et s’exacerbent. Après l’arrestation de Raja et ses complices dans le scandale des télécoms, c’est Kalmadi, député et coordinateur des jeux du Commonwealth, qui vient d’être placé derrière les barreaux pour favoritisme dans l’attribution de contrats publics. Puis le Ministre de l’Industrie accuse le Shiv Sena (parti politique nationaliste du Maharashtra) d’avoir reçu l’équivalent de 85  millions d’euros pour mener l’agitation anti nucléaire àJaitapur (le fameux contrat Areva obtenu lors de la visite de Sarkozy en Inde) … argent qui aurait été versé par un groupe de onze entreprises aux intérêts concurrents!!!  Pour l’anecdote, le Shiv Sena est toujours le premier à dénoncer le parti du Congres, actuellement au pouvoir, comme étant responsable de la corruption rampante en Inde.

Grand déballage, coups bas, décrédibilisation, les accusation de corruption se portent désormais sur les membres du comité anti-corruption chargés de rédiger la loi voulue par Hazare. L’un deux se serait vanté de pouvoir acheter un juge, un mystérieux CD l’accablant circule …. Désormais, c’est Hazare lui-même qui est l’objet d’une attaque en justice demandant àce qu’il soit retiré du comité. Le motif, il aurait détourné 2 lakhs (3400 euros) en 2005 ….

Pendant ce temps, Manmohan Singh, le Premier Ministre indien réputé pour sa probité et son intégrité, se débat avec son propre scandale Wikileak, affirmant qu’il aurait acheté un vote de confiance. Quolibets et moqueries circulent à propos d’un homme estimé jusqu’à présent, mais dont la population se demande comment il a pu être aussi aveugle durant son mandat à toutes les malversations de son administration.

manmohanactionfigure.bmp

Toujours l’oeil acerbe d’Hemant Morparia

C’est celui qui le dit, qui l’est. Tous corrompus ? Mais qui, en Inde, n’a jamais pensé qu’une somme d’argent, même modeste, réglerait ses problèmes et accélérerait les choses ? Bombay Magic ne s’était -elle pas énervée, en septembre dernier, alors que la douane refusait de libérer son container depuis un mois pour des motifs spécieux. Ne s’était-elle pas exclamée: « qu’on leur file 100 dollars, et qu’on en finisse! ». La même Bombay Magic qui s’était indignée, il y a quelques temps, lorsqu’un employé de l’aéroport avait extorqué 20 euros àsa propre mère pour laisser passer sa valise, au motif qu’elle contenait du lait en poudre allergénique pour son bébé. Tellement en colère qu’elle en tremblait ….

Corrompu … corrupteur …. certainement pas tous coupables, mais nul vraiment innocent.

PS: Bombay Magic a eu une discussion enflammée avec ses fils sur cette grande expression de cour de récré et comment la transcrire par écrit avec exactitude. Mes fils prétendent qu’il faudrait écrire: c’est celui qui l’dit qui l’y est. Qu’en pensez-vous, expert lecteur ?

Auteur :Helene Lecuyer

Blogueuse schizophrène qui partage son temps entre l'Asie dans tous ses points cardinaux et les côtes françaises de la Manche, j'habite depuis 7 ans un appartement à Bombay avec 4 hommes dedans, beaucoup de corneilles sur le balcon - parfois un milan majestueux - et des trains en contrebas. Reine du CV "non linéaire", après Sciences-Po Paris, j'ai semé les expériences professionnelles et les enfants à Singapour, en Corée et maintenant en Inde. A Bombay, je blogue, je m'investis dans la vie associative, je "pige" (pour TerraFemina, InaGlobal, ElephantJournal ...) J'aime Bombay la tragi-comique, dans sa grandeur et sa laideur, attachante et révoltante, toujours étonnante et intrigante. Ce blog, c'est pour partager avec toi, lecteur que j'espère fidèle ou du moins régulier, "mon" Bombay, parce que les émotions qui naissent ici sont trop démesurées pour rester contenues à l'intérieur d'un seul corps.

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7 Réponses à “C’est celui qui le dit qui l’est”

  1. Patricia
    27 avril 2011 à 13:29 #

    Pas sûre qu’en France, les choses se fassent plus ‘proprement’, mais les gens sont peut-être plus discrets. Pour la douane, j’avais eu la même expérience au Sénégal, alors que venant avec un groupe d’amis faire un ‘patronage’, on nous avait réclamé une somme astronomique pour laisser passer nos cartons remplis de matériel scolaire et de médicaments…
    J’adore l’histoire de la télé en échange du vote… même si ça fait un peu froid dans le dos de réaliser comment tout fonctionne.
    Pour ce qui est du débat essentiel sur l’écriture de cette fameuse expression, tout dépend si on veut être en phase avec l’Académie ou avec la cour de récré. Moi, je pencherais pour ‘C’est celui qui l’dit qui y’est’ ;-)

  2. M1
    27 avril 2011 à 19:54 #

    Ca me fait doucement rigoler parce que j’ai vu sur France24 l’arrestation de responsables au comité d’organisation de Jeux de Delhi pour corruption aggravée !
    En Tunisie, la corruption était bien présente, mais pas aussi grave qu’en Inde, mais maintenant que c’est un pays démocratique, il est impensable pour un fonctionnaire, un flic, de demander de l’argent, même un ministre n’ose plus intervenir pour faciliter des choses, et c’est plutôt une bonne chose. Il y aura toujours des hauts fonctionnaires, des ministres corrompus, mais maintenant s’ils sont découverts, il n’y a plus d’impunité !
    Comment ça c’est pas possible de faire un demi-tour en Inde? : )
    Ps : je dirais que tes fils sont plus proche de s’ki’sdi ! : )

  3. 28 avril 2011 à 9:46 #

    @Patricia: je pense deja qu’une difference enorme c’est qu’en france au quotidien, la corruption est absente. Tu n’achetes pas ton diplome, tu ne payes pas le flic qui t’a arrete pour exces de vitesse, si tu dois faire des formalites administratives ca peut trainer mais je pense que payer l’employe pour accelerer les choses seraient mal venues. A haut niveau … je ne crois pas qu’on en soit a ce point la …
    @M1 Oui le type que tu a vu c’est Kalmadi. C’est un signal fort qu’il soit arrete car c’etait un proche de Sonia Gandhi et du congres, finalement, ils ne l’auront pas couvert ….
    Pour le demi-tour: c’est le fameux U turn, bien pratique, ou tu peux faire un virage a 390 degres au milieu de la route. Des fois c’est autorise, des fois pas, pas toujours bien clair et c’est une des premieres raisons pour lesquelles on se fait pincer!!!
    Oui l’absence d’impunite c’est essentiel. C’est pour ca que la facon dont les choses bougent en Inde en ce moment, les arrestations, le mouvement d’Hazare, c’est positif…

  4. Papiro
    29 avril 2011 à 16:33 #

    Je dirais, en bon Chti…« c?est ch?ti qui?l?dit?qui l?est !? »
    Comme illustration, dans le climat politique actuel en France:
    C?est devenu «politiquement (quasi impérativement psycho-sociologiquement)-correct»: intellectuels et majorité des journalistes traitent en fait de «cons»
    - ceux qui ne veulent plus diaboliser Marine Le Pen,
    - et surtout depuis un an, ceux qui trouvent qu?on fait vraiment beaucoup trop d?anti-sarkozysme sommaire !
    Et pourtant comment peuvent-ils ne pas comprendre qu? ignorer systématiquement les réelles actions-pistes-avancées intéressantes, simplement rabâcher leurs critiques déprisantes et des grands principes? et toujours trouver des alibis?
    irrite insupportablement le petit Français moyen ne pouvant que se sentir incompris et méprisé?
    et le pousse à un vote de réaction, d?indignation? ! seule façon d?essayer de se faire entendre (même si c?est sans doute risquer encore pire!)
    cette intelligentsia ne mériterait-elle pas qu?on lui dise: c?est ch?ti qui?l?dit?qui l?est !? »

  5. Dalou
    4 mai 2011 à 20:07 #

    La corruption en Inde, je l’ai réalisé lors de mon dernier jour à Bombay.
    Le propriétaire de la Guesthouse avait appelé la police car nous contestions le paiement supplémentaire de la chambre à notre départ.
    La Police est arrivée à une vitesse quasi-surprenante pour nous. Elle nous a demandé de payer une partie de la somme, ce que nous avions eu du mal à avaler. Mais là où nous avons constaté que la police était de mèche avec le proprio de la Guesthouse c’est lorsque ce dernier empocha (devant eux) notre gros billet en feignant de ne pas savoir qu’il devait nous rendre notre monnaie. On était outré, furieux, car les policiers avaient adoptés la même attitude théâtrale.
    Et donc, jusqu’au dernier jour en Inde il a fallu qu’on réclame fermement notre dû et cette fois-ci ça a été directement aux flics plantés là juste à côté. lol Ca sentait la corruption à plein nez entre les policiers et le tenancier de la guesthouse.
    Concernant la proposition de tes fils, je pense qu’elle peut être acceptée dans le sens où quand on vit la Corruption on est dans la Corruption donc on y est. :)

  6. 5 mai 2011 à 7:13 #

    @Dalou: il faut toujours avoir de la monnaie en Inde, les livreurs, les taxis, le vendeur de legumes, tu sors un billet de 500 roupies ils n’ont pas de monnaie. Meme mon livreur de pizza n’en a pas, parfois je m’enerve: « How can they send you to deliver pizzas without change » « It’s because you’re my first client » qu’il dit en me montrant son billet de 500 face a mon billet de 500 a moi. Du coup, je collectionne les billets de 10 cra cra et les pieces, ca sert toujours

  7. Christine Valade
    12 octobre 2011 à 16:48 #

    Je n’avais pas lu ton article, j’ai du retard dans mes lectures… Je ne sais pas si le commentaire te parviendra car c’est un article ancien ? Il est édifiant sur la corruption. Celle que nous vivons quotidiennement n’est pas facile à digérer, je navigue entre le sentiment de culpabilité et l’agacement. Je dois dire que depuis un moment c’est l’agacement qui prévaut ! Nous nous sommes faits plumés comme des oisillons par les personnes (plutôt classe moyenne) qui vivent sur la propriété, que l’on loge, à qui on paie l’électricité et des salaires compris dans le prix de la loc… ils sont tellement gentils, souriants, prêts à rendre service (payant)… sans faire leur boulot. C’était devenu l’enfer ! Il y a deux semaines, nous avons dit STOP ! salaires corrects (plus que la moyenne) et rien d’autre. Pour la femme du manager, 6 heures par jour sans bosser le samedi, jours fériés et autres : 10 000 rs par mois en choisissant ce qu’elle a envie de faire selon son humeur les cadeaux réclamés constamment supplément argent pour nettoyer la terrasse. Quand j’ai dit stop pour revenir à un fonctionnement normal, elle a préféré renoncer et rester chez elle ! Question d’orgueil ?
    Enfin, je me sens libre dans ma maison ! Sans m’en apercevoir, elle avait rogné petit à petit mon espace vital si bien que je préférais quitter la maison toute la journée. Depuis, j’ai embauché quelqu’un d’autre que je paie bien, qui n’a jamais travaillé, mais qui est motivée et surtout elle ne se paie pas ma tête à longueur de journée.
    Il parait que nous avons été trop généreux, trop cool et nous n’avons pas su nous faire respecter. Et bien on apprend!
    Sorry c’était mon coup de gueule !
    A part eux, pour le reste tout va bien… et je commence à apprécier l’ambiance tout en restant humble devant cette culture tellement complexe.

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