Au fur et à mesure que je repêche dans cette série de rencontres que j’avais réalisées il y a quelques années, je suis impressionnée par la diversité de ces jeunes femmes, leur enthousiasme, leur optimisme, leur capacité à partir à l’assaut de tous les bastions dans une société où la domination masculine est encore la règle. Qu’elles exercent les professions les plus prestigieuses, ou qu’elles viennent d’allées de la vie où la survie au quotidien est l’objectif, elles font preuve de courage, de tenacité.
En même temps, ce qui me frappe, c’est leur attachement aux traditions indiennes. Ami ne fait pas exception. Elle s’affirme dans les salles de marché mais vit toujours chez ses parents comme le veut la tradition. Elle accepte l’idée du mariage, si importante aux yeux de tous les indiens – il n’est de pire sort que d’imaginer sa fille non mariée, mais s’inquiète de savoir si elle pourra concilier son ambition professionnelle avec son rôle de mère. Et elle n’est absolument pas opposée à ce que ses parents, qui la connaissent bien, lui présente des partis qui pourraient lui convenir.
Autre chose que j’ai découverte avec toutes ses rencontres. La journée de travail en Inde commence plutôt tard: 9 heures pour les plus matinaux, souvent 10 heures, parfois même 11 heures, particulièrement chez les indépendants. Mais il ne s’agit pas de faire la grasse matinée. Il y a une vie avant le travail, consacrée au sport, à la spiritualité, à la famille.
Pour en découvrir un peu plus sur Ami, c’est ici et pour retrouver toutes les autres, c’est là.







c’est vrai que cette série est passionnante.
Bon dimanche