Raymond à la rescousse des valeurs familiales indiennes

 

Raymond à la rescousse des valeurs familiales indiennes dans La magie de la pub raymond1

 

Mes lecteurs fidèles le savent. A Bombay Magic, nous sommes de grands fans de Raymond (par nous, entendre moi-même, les corneilles et les 3 pigeons qui se sont installés en ménage à trois sous l’unité extérieure de l’air conditionné et qui copulent fréquemment dans de joyeux battements d’ailes.)

Raymond est un des leaders de l’industrie vestimentaire indienne et même mondiale, et 31 millions de mètres de tissus lainés sortent de ses usines chaque année. Ce qui permet d’habiller beaucoup d’indiens, surtout qu’ils ne sont pas très grands, en général.

Raymond, c’est aussi un milliardaire mégalomane, qui se fait construire à Bombay un gratte-ciel en guide de modeste chaumière qui n’aura rien à envier à celui que Mukesh Ambani a fait érigé à quelques minutes de voiture à peine par circulation fluide. D’ailleurs, la silhouette des deux immeubles est étrangement semblable, jusqu’à la couleur, puisque la façade de celui de Mukesh est végétalisée tandis que celle de Mr Raymond est emmitouflée d’une sorte de résille verte, dont l’objectif, je suppose, est d’éviter les chutes de pierre, de marbre et d’argent massif sur les passants, merci.

Mais Raymond, c’est surtout la source de la plus merveilleuse et pérenne campagne publicitaire qui ait jamais vu le jour, une véritable ode aux valeurs familiales indiennes dont je guette chaque épisode avec impatience.

Voici, spécialement pour toi, lecteur fidèle ou de passage, la biographie de Raymond, en 5 clips publicitaires. Sors ton mouchoir, c’est très émouvant.

Au commencement, Raymond fut un jeune homme, un esprit libre aux cheveux un peu trop longs et au sens vestimentaire peu développé.

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Et puis un jour, en récompense de ses exploits professionnels, Raymond reçut sa nomination pour son premier poste à l’étranger. Mais Raymond c’est « jamais sans sa maman ».

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Auréolé de ses succès professionnels et financiers, Raymond revint au bercail pour fonder une famille dans la grande tradition indienne du mariage arrangé. Mais la jeune fille idéale qu’avaient sélectionnée pour lui ses parents renâclait au râtelier, l’ingrate!

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Le jour de son mariage, Raymond démontra qu’il serait toujours là pour son épouse, quelques soient les embûches du chemin. J’eus le coeur réchauffé de voir qu’il ne lui tenait pas rigueur de son manque d’enthousiasme du départ.

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Ils vécurent ensuite très heureux et eurent beaucoup … de chiens …

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Auteur :Helene Lecuyer

Blogueuse schizophrène qui partage son temps entre l'Asie dans tous ses points cardinaux et les côtes françaises de la Manche, j'habite depuis 7 ans un appartement à Bombay avec 4 hommes dedans, beaucoup de corneilles sur le balcon - parfois un milan majestueux - et des trains en contrebas. Reine du CV "non linéaire", après Sciences-Po Paris, j'ai semé les expériences professionnelles et les enfants à Singapour, en Corée et maintenant en Inde. A Bombay, je blogue, je m'investis dans la vie associative, je "pige" (pour TerraFemina, InaGlobal, ElephantJournal ...) J'aime Bombay la tragi-comique, dans sa grandeur et sa laideur, attachante et révoltante, toujours étonnante et intrigante. Ce blog, c'est pour partager avec toi, lecteur que j'espère fidèle ou du moins régulier, "mon" Bombay, parce que les émotions qui naissent ici sont trop démesurées pour rester contenues à l'intérieur d'un seul corps.

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4 Réponses à “Raymond à la rescousse des valeurs familiales indiennes”

  1. Djoh
    4 mars 2013 à 18:56 #

    Dés que j’entends la musique, j’ai envie de dire « The complete man ». Du Marketing bien réussi.

    Et sinon, la pelouse et les poils de chiots, ca ne salit pas le costume Raymond ?

  2. 4 mars 2013 à 19:27 #

    @Djoh: moi ce qui me manque vraiment c’est leur ancienne campagne, où Raymond était un vrai action Joe qui se livrait à des activités plus saugrenues les unes que les autres. La dernière affiche, je me souviens, c’était Raymond sautant à la corde dans son bureau. Là je pense que les créatifs avaient raclé le fond de leur concept, ensuite ils ont changé de style ….

  3. danceonair
    6 mars 2013 à 15:30 #

    Ah j’adore. C’est frais, c’est kitsch, c’est plein de bons sentiments ! Je crois que ce que je préfère c’est le « Feels like heaven » au toucher de l’étoffe. Je me demande quand même si ce n’est pas une métaphore cachée mais je n’arrive pas à déterminer laquelle.

  4. 6 mars 2013 à 15:34 #

    @danceonair surtout qu’à ma connaissance chez les hindous il n’y a pas de paradis!

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